Race de chien japonais : les races emblématiques et comment choisir

Quatre chiens japonais de type spitz assis côte à côte dans l’herbe, Shiba inu et autres Nihon Ken aux robes rouge, blanche et bringée, queue enroulée et oreilles dressées,

Le Japon compte plusieurs races de chiens japonais aux caractéristiques bien distinctes, des petits compagnons de salon aux puissants chiens de garde. Ces races se divisent en deux grandes catégories : les six Nihon Ken officiels (chiens primitifs japonais de type spitz) et les autres races japonaises plus variées.

Les races de chiens japonais les plus connues incluent le Shiba Inu, star des réseaux sociaux, l’Akita Inu rendu célèbre par Hachiko, et le Spitz japonais petit chien blanc apprécié des familles. Les races plus rares comme le Kishu Ken, le Kai Ken ou le Shikoku Ken restent difficiles à trouver hors du Japon.

Principales races de chiens japonais :

  • Nihon Ken : Shiba Inu, Akita Inu, Kishu Ken, Kai Ken, Shikoku Ken, Hokkaido Ken
  • Autres races : Spitz japonais, Tosa Inu, Chin japonais, Terrier japonais
  • Caractéristiques communes : loyauté, indépendance, intelligence, queue enroulée
  • Prix : 1 200-2 500 € pour races courantes, plus élevé pour races rares

Les chiens primitifs japonais : les six Nihon Ken officiels

Les Nihon Ken représentent les six races de chiens japonais de type spitz reconnues comme trésors nationaux au Japon. Ces chiens primitifs partagent des caractéristiques morphologiques et comportementales communes issues de leur histoire de chiens de chasse et de compagnie dans les régions montagneuses japonaises.

Caractéristiques physiques des Nihon Ken

Ces races présentent une morphologie typique des chiens de type spitz : oreilles dressées triangulaires, queue enroulée portée sur le dos, pelage double dense (sous-poil épais et poil de couverture droit), ossature solide et musculature sèche. Les couleurs admises varient selon les races mais incluent généralement le rouge, le sésame (poils rouge et noir mélangés), le noir et feu, et le blanc pour certaines races.

Tempérament primitif

Les chiens primitifs japonais se distinguent par leur forte personnalité : loyauté absolue envers leur famille, indépendance marquée, dignité naturelle, méfiance envers les inconnus, instinct de chasse développé, et tendance à l’entêtement. Ces traits nécessitent une éducation cohérente dès le plus jeune âge et une socialisation intensive pour prévenir les comportements problématiques.

Les six races Nihon Ken

Le Shiba Inu constitue la plus petite race (35-41 cm, 8-11 kg), idéale pour l’appartement. L’Akita Inu représente la plus grande (60-70 cm, 30-50 kg), imposante et protectrice. Le Kishu Ken (45-55 cm, 15-25 kg) excelle en chasse au sanglier. Le Kai Ken (45-56 cm, 14-23 kg) présente une robe bringée unique et un instinct de chasse prononcé. Le Shikoku Ken (45-55 cm, 15-25 kg) combine agilité et endurance pour la chasse en montagne. Le Hokkaido Ken (45-52 cm, 20-30 kg) supporte les climats rigoureux et possède un courage remarquable.

Préservation et rareté

Au Japon, ces races bénéficient d’une protection officielle visant à préserver leurs caractéristiques originelles. En Europe, seuls le Shiba et l’Akita sont relativement accessibles. Les quatre autres Nihon Ken comptent très peu d’éleveurs, rendant leur acquisition complexe et coûteuse.

Shiba Inu chien japonais : le plus populaire

Le Shiba Inu règne aujourd’hui comme la race de chien japonais la plus répandue au monde. Sa popularité explose depuis les années 2010 grâce aux réseaux sociaux et aux mèmes internet.

Portrait physique

Ce petit chien de 35-41 cm au garrot pour 8-11 kg présente une silhouette compacte et bien proportionnée. Son pelage double dense se décline en rouge (le plus fréquent), sésame noir, noir et feu ou crème. Les marques blanches typiques (urajiro) apparaissent obligatoirement sur le museau, la gorge, le ventre et l’intérieur des membres. La queue en brosse s’enroule fermement sur le dos.

Caractère affirmé

Le Shiba Inu possède une forte personnalité combinant intelligence, indépendance et obstination. Loyal envers sa famille, il reste distant avec les étrangers. Son tempérament primitif se manifeste par un instinct de chasse actif (poursuite de petits animaux), une possessivité sur ses jouets et sa nourriture, et une tendance à l’escapade si l’occasion se présente. Le fameux « Shiba scream » (cri aigu émis en cas de contrariété) surprend souvent les propriétaires novices.

Vie quotidienne

Ce chien japonais pour appartement s’adapte bien à la vie urbaine à condition de bénéficier de deux sorties quotidiennes d’au moins 30 minutes. Son niveau d’énergie modéré convient aux maîtres peu sportifs. Le toilettage reste simple avec un brossage hebdomadaire hors périodes de mue, où le sous-poil tombe massivement deux fois par an.

Lire aussi :  Gestation chien : tout savoir sur la grossesse de la chienne

Éducation nécessaire

Le Shiba demande une éducation ferme mais bienveillante dès l’arrivée du chiot. La socialisation précoce aux humains, chiens et environnements variés prévient la méfiance excessive. Le rappel pose souvent problème vu son instinct de chasse : maintenir la laisse dans les zones non sécurisées reste prudent.

Prix et disponibilité

Un Shiba Inu LOF coûte entre 1 200 et 2 000 € selon l’élevage, la lignée et la couleur. Les éleveurs sérieux sont nombreux en France, facilitant l’acquisition d’un chiot bien socialisé et testé génétiquement.

Akita Inu grand chien japonais : le symbole de loyauté

L’Akita Inu incarne la loyauté grâce à l’histoire d’Hachiko, ce chien ayant attendu son maître décédé pendant neuf ans à la gare de Shibuya. Cette race majestueuse combine puissance physique et dignité naturelle.

Gabarit imposant

L’Akita Inu atteint 60-70 cm au garrot pour 30-50 kg, le classant parmi les grands chiens japonais. Sa morphologie robuste dégage force et équilibre. Le pelage double épais se décline en rouge, bringé, sésame ou blanc pur (la seule race Nihon Ken acceptant le blanc uniforme). La tête large, les petites oreilles triangulaires dressées et la queue épaisse enroulée constituent ses traits distinctifs.

Tempérament protecteur

Ce chien de garde naturel protège instinctivement son territoire et sa famille. Calme et posé à la maison, il se montre distant voire méfiant envers les inconnus. Sa dominance envers les autres chiens, particulièrement ceux du même sexe, nécessite une socialisation intensive dès le plus jeune âge. Avec sa famille, l’Akita développe un attachement profond et se montre doux avec les enfants qu’il considère sous sa protection.

Exigences éducatives

L’Akita Inu convient aux maîtres expérimentés capables d’asseoir une autorité naturelle sans brutalité. Son intelligence et son indépendance le rendent réceptif aux méthodes positives mais rétif à la répétition excessive. Les cours d’éducation canine en groupe bénéficient de la présence d’éducateurs spécialisés en races primitives.

Besoins d’exercice et cadre de vie

Malgré sa taille, l’Akita n’est pas hyperactif. Deux promenades quotidiennes d’une heure suffisent. Une maison avec jardin clôturé offre le cadre idéal, bien que la vie en appartement spacieux reste envisageable pour un maître très disponible. Sa tolérance à la chaleur reste limitée vu son pelage dense.

Santé et longévité

L’Akita vit généralement 10-13 ans. Les prédispositions génétiques incluent dysplasie de la hanche, hypothyroïdie, maladies auto-immunes (VKH, adénite sébacée) et problèmes oculaires. Choisir un éleveur testant ses reproducteurs limite ces risques.

Prix d’acquisition

Compter 1 500 à 2 500 € pour un chiot Akita Inu LOF. Les lignées d’exposition ou importées du Japon atteignent des tarifs supérieurs.

Spitz japonais petit chien blanc : le compagnon familial

Le Spitz japonais se distingue des Nihon Ken par son statut de chien de compagnie pur. Cette race développée au XXe siècle séduit par son apparence de peluche et son caractère sociable.

Apparence distinctive

Ce petit chien blanc mesure 30-38 cm pour 5-10 kg. Son pelage blanc pur, long et droit forme une collerette abondante autour du cou et des culottes fournies sur les pattes arrière. Le museau pointu, les oreilles triangulaires dressées et la queue en panache portée sur le dos rappellent les autres races de type spitz.

Tempérament équilibré

Contrairement aux Nihon Ken indépendants, le Spitz japonais se montre affectueux, joueur et sociable. Il apprécie la compagnie humaine, s’entend généralement bien avec les enfants et tolère les autres animaux s’il est socialisé jeune. Son caractère joyeux et sa vigilance naturelle (il aboie pour signaler les visiteurs) en font un excellent chien d’alerte sans agressivité.

Facilité de vie

Cette race s’adapte parfaitement à la vie en appartement et convient aux maîtres débutants. Ses besoins d’exercice restent modérés (deux sorties quotidiennes de 30 minutes). Le pelage blanc nécessite un brossage régulier (2-3 fois par semaine) pour éviter les nœuds, et se salit moins qu’on pourrait le craindre grâce à sa texture autonettoyante.

Prix et accessibilité

Un Spitz japonais LOF coûte entre 1 000 et 1 800 €. Les éleveurs français restent peu nombreux mais la race se développe progressivement.

Races de chiens japonais rares : Kishu, Kai, Shikoku et Hokkaido Ken

Ces quatre Nihon Ken de taille moyenne restent exceptionnellement rares hors du Japon. Leur acquisition représente un véritable défi pour les passionnés européens.

Kishu Ken : le chasseur blanc

Le Kishu Ken (45-55 cm, 15-25 kg) arbore majoritairement une robe blanche, parfois rouge ou sésame. Sélectionné pour la chasse au sanglier et au cerf, il combine endurance, courage et ténacité. Son tempérament calme à la maison contraste avec son dynamisme en action. Il nécessite beaucoup d’exercice et un maître sportif.

Kai Ken : le chien tigré des montagnes

Le Kai Ken se reconnaît immédiatement à sa robe bringée unique (rayures noires sur fond rouge ou noir). De taille similaire au Kishu (45-56 cm, 14-23 kg), il possède un instinct de chasse extrêmement développé et une agilité remarquable. Moins méfiant que les autres Nihon Ken, il reste néanmoins réservé avec les inconnus.

Lire aussi :  Border Collie croisé Berger Australien : le chien ultra-énergique pour maître sportif

Shikoku Ken : l’athlète montagnard

Le Shikoku Ken (45-55 cm, 15-25 kg) excelle en terrain difficile grâce à son agilité et son endurance exceptionnelles. Développé dans les montagnes de l’île de Shikoku pour la chasse au sanglier, il conserve un instinct de prédation très fort. Son énergie débordante demande un maître très actif capable de lui offrir randonnées et sports canins réguliers.

Hokkaido Ken : le résistant du nord

Le Hokkaido Ken (45-52 cm, 20-30 kg) supporte les climats rigoureux grâce à son pelage particulièrement dense. Courageux et déterminé, il affronte traditionnellement les ours bruns. Son attachement à son maître est intense et sa méfiance envers les étrangers marquée.

Disponibilité et prix

Ces races comptent moins de dix éleveurs en Europe, parfois aucun dans certains pays. Les listes d’attente s’étendent sur plusieurs années et les prix dépassent souvent 2 500-3 500 € sans garantie d’obtenir un chiot. L’importation depuis le Japon reste complexe et coûteuse.

Tosa Inu grand chien japonais de combat et autres races

Au-delà des Nihon Ken, le Japon compte d’autres races aux caractéristiques très différentes.

Tosa Inu : le molossoïde japonais

Le Tosa Inu représente l’unique molossoïde japonais, développé au XIXe siècle par croisement de chiens japonais avec des molosses occidentaux (Mastiff, Bulldog, Bull Terrier). Les individus japonais mesurent 55-65 cm pour 35-60 kg, tandis que la lignée occidentale atteint 60-82 cm pour 60-90 kg. Ce chien puissant, calme et digne nécessite une éducation experte. En France, le Tosa de type américain relève de la catégorie 2 (chiens de garde et de défense), imposant déclaration en mairie, permis de détention et obligations légales strictes.

Chin japonais : l’épagneul de compagnie

Le Chin japonais ou épagneul japonais de compagnie contraste totalement avec les races précédentes. Ce petit chien de 23-25 cm pour 2-4 kg au pelage long et soyeux (blanc et noir ou blanc et rouge) fut pendant des siècles le compagnon de la noblesse japonaise. Son caractère doux, affectueux et calme en fait un excellent chien pour personnes âgées ou vie en appartement. Aucun rapport avec les chiens primitifs, il se comporte comme un véritable chat canin : indépendant mais câlin, joueur mais posé.

Terrier japonais : la petite race japonaise méconnue

Le Terrier japonais (30-33 cm, 5-6 kg) reste extrêmement rare même au Japon. Son pelage court tricolore (blanc, noir et feu) et sa silhouette élancée le rapprochent des terriers européens. Vif, joueur et affectueux, il convient aux familles actives. La quasi-absence d’éleveurs en Europe rend son acquisition presque impossible.

Caractère commun aux races de chiens japonais

Malgré leurs différences, les races de chiens japonais partagent plusieurs traits comportementaux hérités de leur origine et de leur sélection historique.

Loyauté et attachement familial

Tous les chiens japonais développent un attachement profond à leur famille. Cette loyauté légendaire, symbolisée par Hachiko, se manifeste par une fidélité absolue et un dévouement sans faille. Ils distinguent clairement leur groupe social des étrangers, créant une hiérarchie nette entre « les leurs » et « les autres ».

Indépendance et dignité

Ces races conservent une indépendance marquée. Ils ne quémandent pas constamment l’attention, savent s’occuper seuls et apprécient leurs moments de tranquillité. Cette dignité naturelle se traduit par une réserve générale : ils n’expriment pas leurs émotions de façon démonstrative comme les races de chiens de compagnie européennes.

Intelligence et entêtement

L’intelligence des chiens japonais est indéniable mais s’accompagne souvent d’une tendance à l’entêtement. Ils comprennent rapidement ce qu’on attend d’eux mais décident s’ils coopèrent ou non. Cette indépendance d’esprit nécessite des méthodes éducatives basées sur la motivation et le respect mutuel plutôt que sur la contrainte.

Instinct de chasse et propreté

La plupart des races japonaises (sauf Spitz, Chin et Terrier) conservent un fort instinct de chasse. Ils poursuivent naturellement petits animaux, oiseaux et chats. Paradoxalement, ces chiens se montrent extrêmement propres : ils font leur toilette méticuleusement et détestent la saleté, facilitant l’apprentissage de la propreté.

Santé et espérance de vie des chiens japonais

Les races de chiens japonais bénéficient généralement d’une bonne santé et d’une longévité supérieure à la moyenne des chiens de taille équivalente.

Longévité

Le Shiba Inu vit en moyenne 12-15 ans, parfois jusqu’à 17 ans. Le Spitz japonais atteint 12-16 ans. L’Akita Inu, plus imposant, vit 10-13 ans. Le Chin japonais, malgré sa petite taille, présente une espérance de vie de 10-12 ans en raison de sa face aplatie. Les Nihon Ken rares (Kishu, Kai, Shikoku, Hokkaido) affichent généralement 11-13 ans.

Prédispositions génétiques

La dysplasie de la hanche touche principalement l’Akita et les Nihon Ken de taille moyenne. Les éleveurs sérieux radiographient leurs reproducteurs et ne font reproduire que les individus notés A ou B. Les problèmes oculaires (cataracte, atrophie progressive de la rétine, glaucome) concernent plusieurs races. Les maladies auto-immunes affectent particulièrement l’Akita (syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada, adénite sébacée). Les allergies cutanées se manifestent chez certains Shiba et Akita.

Lire aussi :  Teckel Arlequin (merle) : standard, LOF et précautions

Prévention et suivi

Un bilan vétérinaire annuel, une alimentation de qualité adaptée à l’âge et au niveau d’activité, le maintien d’un poids optimal et des exercices réguliers constituent les bases de la prévention. Les tests génétiques disponibles pour certaines pathologies permettent une sélection responsable.

Prix d’un chien japonais LOF et critères d’achat

L’acquisition d’une race de chien japonais représente un investissement financier significatif nécessitant réflexion et vérifications approfondies.

Fourchettes de prix

Un Shiba Inu LOF coûte 1 200-2 000 €, un Akita Inu 1 500-2 500 €, un Spitz japonais 1 000-1 800 €. Les races rares (Kishu, Kai, Shikoku, Hokkaido) atteignent 2 500-3 500 € voire plus, avec de longues listes d’attente. Le Chin japonais se situe autour de 1 200-2 000 €. Ces tarifs concernent des chiots LOF issus d’élevages sérieux avec parents testés.

Choisir un élevage sérieux

Un éleveur responsable présente les résultats des tests de santé des parents (dysplasie, yeux, thyroïde selon la race), inscrit ses chiots au LOF avec pedigree complet, socialise les chiots dès leur naissance, accepte les visites de l’élevage, pose des questions sur votre mode de vie pour vérifier l’adéquation avec la race, propose un suivi post-adoption et adhère au club de race français. Fuir les annonces trop bon marché, les vendeurs refusant les visites et les « élevages » proposant plusieurs races simultanément.

Effets de mode et responsabilité

La popularité récente du Shiba via les réseaux sociaux génère des dérives : élevages industriels produisant des chiots non socialisés, importations douteuses depuis l’Europe de l’Est, prix gonflés artificiellement. Ces pratiques aboutissent souvent à des chiens avec problèmes comportementaux ou sanitaires. Résister à l’achat impulsif et privilégier la patience pour trouver un éleveur sérieux.

Chiens japonais et réglementation : la question de la dangerosité

Certaines races de chiens japonais souffrent d’une réputation de dangerosité nécessitant des clarifications.

Catégorisation légale en France

Le Tosa de type américain (non inscrit au LOF) relève de la catégorie 2. Sa détention impose déclaration en mairie, permis de détention (formation + évaluation comportementale), assurance responsabilité civile spécifique, port de la muselière et tenue en laisse obligatoires sur la voie publique, et interdiction d’accès à certains lieux publics. Le Tosa inscrit au LOF (type japonais) ne subit aucune restriction. L’Akita Inu, le Shiba et les autres races japonaises ne font l’objet d’aucune catégorisation.

Réalité comportementale

La dangerosité ne réside pas dans la race mais dans l’éducation, la socialisation et la responsabilité du maître. Un Akita ou un Tosa correctement éduqué, socialisé précocement et géré par un maître compétent se montre stable et fiable. À l’inverse, un Shiba mal socialisé peut développer de l’agressivité défensive. La puissance physique de certaines races (Akita, Tosa) impose simplement une responsabilité accrue du propriétaire.

Prévention et éducation

Pour toutes les races japonaises, particulièrement les plus puissantes, la socialisation intensive entre 2 et 6 mois constitue la clé. Exposer le chiot à un maximum de situations, personnes, enfants, autres chiens et environnements forge un adulte équilibré. L’éducation cohérente avec méthodes positives, le respect des besoins de la race et la conscience de sa force préviennent 99% des incidents.

Quelle race de chien japonais est faite pour vous ?

Choisir une race de chien japonais nécessite d’évaluer honnêtement son mode de vie, son expérience canine et ses attentes.

Pour une famille avec enfants en maison

Le Spitz japonais constitue l’option la plus sûre : sociable, joueur, taille moyenne facilitant les interactions avec les enfants. Le Shiba Inu convient aux familles avec enfants de plus de 8 ans respectueux des limites du chien. L’Akita Inu s’envisage uniquement dans des familles très expérimentées avec grands enfants responsables.

Pour la vie en appartement urbain

Le Shiba Inu et le Spitz japonais s’adaptent parfaitement. Le Chin japonais excelle dans ce cadre. Les grands chiens japonais (Akita, Tosa) et les chasseurs énergiques (Kishu, Kai, Shikoku, Hokkaido) sont déconseillés sauf maître ultra-disponible offrant plusieurs heures d’exercice quotidien.

Pour maître sportif et expérimenté

Les Nihon Ken de chasse (Kishu, Kai, Shikoku, Hokkaido) combleront les passionnés de randonnée, trail et sports canins. L’Akita Inu satisfait ceux recherchant un grand chien de garde calme mais protecteur. Ces races exigent expérience préalable avec des chiens de caractère.

Pour maître débutant

Le Spitz japonais représente le choix le plus accessible, suivi du Chin japonais. Le Shiba Inu peut convenir à un débutant très impliqué acceptant de suivre des cours d’éducation canine. Toutes les autres races japonaises dépassent les capacités d’un primo-adoptant et risquent de créer frustrations et problèmes comportementaux.

Quelle que soit la race choisie, rencontrer plusieurs éleveurs, observer les parents des chiots, poser toutes vos questions et prendre le temps de la réflexion garantit une adoption réussie. Les chiens japonais offrent des compagnons exceptionnels à condition de respecter leurs particularités et de répondre à leurs besoins spécifiques.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *